Triste peau

C’est pas compliqué … j’ai la peau du visage pleine de cicatrices. Quasi invisibles, c’est ma chance. Ce sont des zones où la peau est plus épaisse. Des nids à boutons, si je puis dire.

Dans l’espoir de retrouver une peau à peu près lisse, j’ai décidé de me laver à nouveau le visage chaque soir (pas le matin), même si la plaie n’a pas complètement fini de cicatriser. Le risque de surinfection semble maintenant  écarté et la plaie peut poursuivre sa cicatrisation et supporter un lavage quotidien.

Jour 50 : laver oui – gratter … j’devrais pas !!!

Grattage : pfff …. idem qu’hier

Évolution : la cicatrisation de la plaie continue gentiment

Peau : moins grumeleuse – encore bien égratignée

Acné : bof – aucun méchant bouton planqué en profondeur

Humeur : j’me sens pas belle

J’adore cette chanson

( pour le clip … désolée, il est pas de moi et j’ai pas trouvé mieux )

 

 

 

A votre avis ?

J’ai fait quoi, ce soir, après ma douche ?

Ben en fait … ça a commencé avant la douche : j’ai enlevé toutes les croûtes que j’avais sur la figure.

Parce que  …

… après 48h sans y toucher, ça a pas mal cicatrisé dessous

… aller un jour de plus au boulot avec cette tête là, c’est juste pas possible

Après la douche … j’ai grattouillé les peaux mortes qui avaient résisté au gommage. Le gommage, j’y vais doucement : s’agit pas de ressortir de la douche avec la peau agressée.

Ensuite … pfffff … j’ai de nouveau fait la chasse aux microkystes. J’ai été plus douce avec ma peau que la dernière fois et mon visage s’en sort sans trop de dégâts. Enfin … ça m’énerve de me dire que j’arrive pas à m’empêcher de toucher à ma peau.

Jour 39 : microkystes, je vous déteste !

Grattage : une bonne demi-heure

Humeur : j’aime pas le dimanche soir

Journée tranquille

Journée calme et routinière. Pas bougé autant que j’aurais voulu mais j’ai quand-même rangé mon bureau et donné un bon coup d’aspi à la maison. Un peu d’ordre, je me sens mieux.

La petite croûte continue de se boursoufler tandis que sa surface réduit. Ça ne gratte pas, il n’y a pas de rougeur sur les bords … je crois bien que c’est en train de cicatriser : yes !

Aujourd’hui, pas d’envie de grattage, ni de la croûte ni du reste. J’ai profité du week-end pour ne mettre aucun maquillage ni laver mon visage pour ne pas toujours faire tomber cette satanée croûte. Après deux jours sans laver mon visage, j’ai la peau un peu plus rugueuse et des mini boutons sur le front. Peu importe : c’est priorité à la cicatrisation sous cette satanée croûte.

Demain j’appelle pour prendre un RDV avec mon généraliste pour qu’il me conseille un psy. Trouver un(e) psy … le bon … pas simple.

Jour 11 : zen

Grattage : aucun

Qu’est-ce qui m’arrive ?

Il y a deux jours, déjà, je parlais de fatigue. Et hier soir, je parlais de dormir plus, ou du moins à des horaires plus sains.

Et pourquoi alors, je reste au lit jusqu’à midi ? Pourquoi est-ce que je me traîne comme une chiffe molle, incapable de ranger mon bureau, changer les lits des enfants, passer un coup d’aspi …

Et pourquoi je m’endors au milieu de l’après-midi, sous mon bouquin ? Et pourquoi, je m’écroule sur le canapé, à peine les enfants couchés ?

C’est quoi le truc ?! Maintenant que ça va mieux, après des mois à me battre avec une plaie qui ne voulait pas guérir. Après avoir retrouvé le sourire, dit : enfin ! Ah ! Je revis ! Et bla bla et bla bli … Ça y est je vais sortir, sortir du tunnel, sortir au grand air, faire du sport, faire tout ce que je ne faisais plus, depuis trop longtemps. Et alors quoi ? Les sourires ont fait place à des soupirs. Allez merde ; ressaisis toi ! T’as enfin compris quel était ton problème. Tu touches beaucoup moins à ton visage ; ta peau va mieux. Oui mais … pauvre visage … meurtri, marqué. Je m’en veux tellement. Cet après-midi, je regardais cette petite croûte, encore fragile, et qui commence à se soulever, sur cette égratignure qui peine tant à guérir. Je l’ai effleurée. J’ai failli l’arracher cette croûte ; j’ai commencé à tirer sur son bord. Et une petite voix s’est élevée : stop ! mais qu’est-ce que tu fous ! T’es folle ou quoi ?! J’ai su arrêter mon geste et là je l’ai ressenti, cette rage, cette colère, ce ras le bol que j’étais en train de retourner contre moi. Ouf ! C’est pas passé loin. Juste un répit, ou une réelle prise de conscience ? Prise de conscience, je crois.

Le dermato l’avait dit. Oui, je vais avoir besoin d’aide. Pas seulement pour me débarrasser de ce problème de grattage. Je dois bien l’admettre : j’ai besoin d’aide tout court. J’ai trop encaissé, trop résisté. Le boulot, le manque de considération, les enfants, les soucis, la maison, les travaux, le jardin abandonné, mes plaies … et le monde … qui va si mal. Je n’en peux plus de tout ce gâchis, de toute cette bêtise dans un monde qui ne devrait être qu’émerveillement. J’ai juste besoin … d’un rayon de soleil.

Ce soir … pas de résolution pour demain, si ce n’est celle de faire au moins … un chouette truc.

Jour 10 : grosse déprime

Grattage : aucun