Croûte : comment gérer ?

Ça va vous paraître incroyable et pourtant, avec toutes les misères (pour ne pas dire plaies) que j’ai eues, j’en suis encore parfois à ne pas savoir quoi faire. Laver ou pas laver ? Désinfecter ou non ? Une seule certitude : ne pas toucher la plaie.

Hier soir, j’avais une croûte sur ma plaie. Une croûte bien moche mais dessous ça allait bien : aucune sensation désagréable. J’étais confiante … un peu trop. Tellement confiante que je me suis dit : ça a dû cicatriser suffisamment là-dessous pour supporter un lavage. Et qui dit lavage : dit … au-revoir la croûte. Donc, plaie à vif … Pas de panique : je sèche, je désinfecte et je pars dormir … tranquille.

Au réveil : ça picote. Je suis inquiète. Je serre les dents ; j’y touche pas. Après le repas … ça picote encore plus. Je vérifie au miroir. Horreur : je vois que la croûte s’est fissurée ; il y a une goutte de sang séché. Là, il faut quand-même que je touche pour voir ce qui se passe. Catastrophe ! Il y a du pus là dessous ! Je nettoie, je désinfecte, j’y touche plus. Je passe l’après-midi à tourner en rond, complètement déprimée. Pour une fois je ne me venge pas sur d’autres boutons.

Ce soir, j’ai eu une petite discussion avec Pom27 dans les commentaires. Elle sait très bien, pour l’avoir vécu, ce qu’est la dermatillomanie. Voici donc son conseil, concernant les croûtes :

Pour les plaies, la meilleure manière pour qu’elles sèchent rapidement et qu’elles ne « suintent » pas à nouveau c’est de ne mettre ni crème, ni eau, ni sparadrap dessus pendant de longs jours. C’est difficile à faire, mais par exemple, pour se nettoyer le visage, je fais très attention de ne pas passer la coton imbibé d’eau ou de produit démaquillant sur la plaie/croûte. Je passe partout, sauf dessus. Je fais ça avant ou après la douche, mais j’évite de passer la pomme de douche sur le visage si j’ai des croûtes.

Merci Pom pour ton soutien et tes conseils !

Jour 21 : catastrophe

Évolution : c’est pas gagné du tout

Humeur : inquiète

Grattage : aucun

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Au-secours

Au réveil, j’enlève le pansement. Aïe … c’est humide et ramollo. Là, il n’y a plus a tergiverser. Il faut laver ça ! Je lave, les tissus morts s’en vont. Ma plaie est à vif, suintante. Je tamponne. Elle sèche assez vite. Mais toute la journée, cette sensation de froid sur la plaie. Je serre le dents, je n’y touche pas. Mais le soir venu, je n’en peux plus. J’appuie pour voir ce qui se passe là dessous. C’est sensible … gonflé. Je presse doucement pour vérifier s’il y a du pus. Non, mais j’ai … je ne sais pas …  comme un petit bouton d’où sort … de la lymphe ? Après l’avoir pressé, il n’y a plus cette sensibilité à la pression. Je ne sais pas si j’ai bien fait. Je suis sûre que le dermato, lui, me dirait que je n’aurais pas dû y toucher. Je me sens mal, très mal. Je n’ai pas du tout envie que cette égratignure ne dégénère en plaie chronique. Je désinfecte. J’y touche plus. Et qu’est ce que je peux faire d’autre que d’attendre jusqu’à demain en espérant que ça veuille bien se calmer ? Je me sens mal, vraiment mal. Triste, désespérée.

Jour 17 : angoisse

Évolution : pas super