Peut mieux faire

Ah quelle journée ! Météo pourrie, papa-geek scotché toute la journée devant son ordi après l’avoir fait planter au réveil ( merci Windows 10 … ah pardon … windaube 10, me souffle-t-il ). Je contemple deux minutes ma petite croûte qui continue de se gondoler et moi qui continue d’espérer que là-dessous ça cicatrise. Je me secoue, je range un peu tout ce qui traîne. Parce que si dans les contes de fée, il y a des petits lutins qui font le ménage la nuit ; chez nous, il y aurait plutôt deux petits lutins qui mettent tout sens dessus dessous dès l’aube et on est juste content si on ne retrouve pas de nutella  pâte de noisette (bio) tartinée sur le canapé. Bon OK, j’exagère, c’est pas des monstres quand-même.

Papa-geek a donc passé sa journée devant l’ordi et moi la mienne à essayer de les en tenir éloignés. Et pourquoi papa il fait de l’ordi toute la journée et nous on peut pas en faire 5 minutes ? Allez jouer dehors, regardez il fait beau ne pleut pas. Dix minutes plus tard : mamaaaaaaaaan, il pleut ! On rentre ! Et moi j’aimerais bien avoir une demi-heure tranquille pour me détendre récurer cette cuisine qui colle de partout (merci les petits lutins du matin).

Et ma peau dans tout ça ? Pas vraiment eu le temps d’y penser ; c’est pas plus mal. Et cette satanée croûte ? J’ai fini par la regarder de très … très … près. Complètement sèche, en train de se décoller sur les bords. Oh toi (la croûte), tu passeras pas la journée ! J’ai donc tiré dessus, tout doucement, et elle s’est gentiment décollée, dévoilant une jolie peau toute neuve, toute rose, encore un peu fragile mais parfaitement saine. Ouf !

Et ce soir ? Comment dire ? Énervée ! J’ai même pas été fichue d’appeler pour prendre RDV avec le médecin. Et cette démangeaison là, depuis deux jours … cette fois… il n’y a plus de doute : c’est une poussée d’herpès ! Grrrrr ! Comme si j’avais besoin de ça ! J’essaye de l’endiguer avec du Ravintsare et une décoction de buis. Le buis est paraît-il un super antiviral. Bref, je dois bien l’avouer, je me suis défoulée sur de petits boutons qui n’étaient pas particulièrement visibles et ça c’est bien débile. J’ai un peu égratigné ma peau ; j’aurais vraiment mieux fait de pas y toucher ! J’ai au moins eu la sagesse de m’arrêter là et de ne pas aller me défouler sur tous ces petits boutons qui me narguent. C’est dingue, plus je regarde ma peau, et plus j’en vois.

Je réfléchis à mon geste. Le genre de geste que j’ai répété pendant des années … Et alors quoi ? Je vais continuer comme ça ad vitam ? Incapable de m’en sortir ? Je crois bien que non. Parce qu’avant, je trouvais ça presque normal, d’aller systématiquement triturer mes boutons. Alors que maintenant … je sais que non … et que j’aurais mieux fait de ne pas y toucher. Et aussi, je suis bien déterminée à ne plus les toucher, ces maudits boutons. Je n’en suis pas encore à zéro grattage mais j’ai bien réduit déjà et j’ai jusqu’à présent toujours su m’arrêter assez vite, avant de faire des dégâts. Je continue , je vais y arriver !

Jour 12 : on fera mieux demain

Grattage : 5 minutes