Fête ?

Ce dimanche, mes beaux parents fêtent leurs 50 ans de mariage en amoureux en famille …

Ce sera un dimanche sans grasse matinée.

Va falloir rouler une heure et demi aller puis idem au retour.

Au retour, je serai au volant avec mon grizzli qui ronflotera tranquillement à ma droite.

J’y vais comme je suis.

Avec ma plaie, mes croûtes, mes marques.

Sans maquillage, sans sparadrap.

Ma belle sœur sera, comme toujours, rayonnante.

Ses filles vont hésiter à me faire la bise, c’est sûr.

Il y aura une invitée que j’ai pas vue depuis 10 ans.

J’espère qu’elle aura le tact de ne pas faire un arrêt respiratoire en voyant mon visage en mode Halloween mais sans trucage.

Le repas …

Je me demande ce qu’il y aura dans mon assiette une fois que j’aurai écarté le gluten et  la viande ?

se faire cuire un oeuf
Va te faire cuire un œuf ma cocotte

Le dessert …

J’oublie direct vu que je fuis le sucre comme la peste.

La météo …

… prévoit un peu de soleil. J’espère qu’on passera pas trois cinq heures à table à parler cancer et Alzheimer.

 

Jour 73 : pas envie de faire la fête

Grattage : j’ai arraché des croûtes parce que les marques roses en-dessous, c’est un peu plus discret. M’énerve, j’ai dit que je m’en fichais de la tête que j’avais à cette fête … tu parles Charles ! Vous vous doutez que j’ai aussi gratté des boutons à gauche à droite. Misère.

Humeur : vivement lundi

P.S. j’ai oublié de vous dire …

… mes beaux-parents sont des gens gentils comme tout, vraiment.

En famille

Dimanche de Pâques en famille. Réveil matinal et départ rapide. Coup d’œil au miroir avant de partir : ma peau a l’air d’aller plutôt bien ce matin.

J’hésite à me maquiller. Ça fait un an que je ne cache plus l’état de ma peau à mes parents. Par contre … croiser près de chez mes parents, des voisins d’enfance … hum … Je mets un voile de poudre sur mes joues. Voilà, ça ira très bien.

Nous passons une journée agréable ; je ne pense pas plus que ça à ma peau.

Après avoir compris et admis que mon problème de peau était avant tout un problème de grattage ; je l’ai tout de suite dit à mes parents. Depuis un an, j’ai tellement galéré avec ma peau, j’avais fini par ne plus me cacher ; eux aussi étaient inquiets.

Cet après-midi ; je raconte, tout contente, comment une petite plaie qui suintait depuis dix jours avait guéri en trois après que j’aie arrêté de la toucher. Il me répond : t’as déjà essayé la bétadine, pour faire sécher ?

( Tout ! J’ai tout essayé … )

J’ai pas du tout envie de lui faire un cours sur la cicatrisation et la grande prudence avec laquelle il faut manier les antiseptiques. Je me dis qu’il n’a pas vraiment écouté ce que je viens de lui dire. Je n’ai pas du tout envie de polémiquer  : je change de sujet.

Retour à la maison en fin d’après-midi. Sous la poudre, je sens que ma peau ne respire pas complètement. Je me lave le visage tout de suite en rentrant. Et là … combien de temps ai-je passé au miroir ? Je ne sais pas, peut-être 10 minutes. Rien de méchant : j’ai ôté quelques petites peaux mortes en tirant dessus du bout des ongles. J’ai grattouillé quelques petits points blancs et puis stop ! Pas cherché à presser ni trituré quoi que ce soit.

Tout va bien. Je ne retourne plus dans la salle de bain de la soirée.

Milieu de soirée, pause pipi. J’ai pas regardé le miroir en entrant. Assise, la tête baissée, je me dis : faudrait que je ressorte sans me regarder dans le miroir. J’ai envie quand-même de vérifier. J’ai conscience que c’est pas une bonne idée. J’attends 30 secondes : OK … je regarde, mais surtout … je touche pas. Voyons voir … hmmmm … c’est quoi cette rougeur, là ? J’appuie légèrement dessus avec le dos de la main pour tester si c’est sensible à la pression. Oui, à peine. Holà ! Stop ! C’est rien du tout. Et ça le restera … à condition que j’arrête, et tout de suite, d’y toucher !

J’ai la solution : je sors mon petit flacon de lotion asséchante (cicalfate) et je dépose une petite goutte sur chaque rougeur ou petit bouton. J’appelle ça : opération marsu (marsupilami). On planque tout et on oublie ! Le lendemain au réveil, le voile blanc s’est effrité et a disparu aux trois quarts mais il vaut mieux ne faire ça que quand on ne bosse  pas le lendemain parce que s’il faut frotter après pour enlever les traces blanches … on n’a rien gagné.

Jour 4 : plutôt une bonne journée

Grattage : une fois 10 minutes

Dégâts : aucun

Progrès : j’ai réussi cette fois à ne pas presser ni triturer ma peau

Résolutions du jour pour demain : passer du temps avec les enfants, me coucher moins tard ( et toujours : fuir le miroir ! )

PS : je ne sais pas vous, mais chaque soir je me fais une liste longue comme le bras de trucs à faire le lendemain et au final … Et là, donc, parfaitement consciente du truc, je me disais: soyons réaliste et choisissons ce qui compte vraiment. Eh bien … c’est vraiment, mais vraiment … difficile de choisir.