Par envie

Hier, je vous parlais de culpabilité. Cette terrible culpabilité quand on a fait un truc qu’on n’aurait pas dû faire. En vérité je n’ai pas trop de problème avec ce genre de culpabilité. Simplement parce que je ne fais que très rarement des choses que je dois regretter ensuite. Normal, j’suis une fille pleine de sagesse et qui réfléchit avant d’agir. Heu … de quoi ? Grattage ? Visage ? Ah … heu …  bon OK … je fais peut être des bêtises quand-même … parfois. Mais bon … sans ironie … en général j’assume assez bien ce que je fais. Mon vrai problème serait plutôt d’arriver à assumer ce que je ne fais … pas. Ma plaie … c’est cette terrible culpabilité qui s’accroche à mes épaules quand je reste les bras ballants face aux milles corvées qui m’assiègent. J’ai beau me dire : ça sert à rien de culpabiliser. Si tu décides de rien faire, profite z’en, au moins ! Mais non, stupidement, je culpabilise et résultat : rien n’avance et je me sens mal. C’est nul.

J’ y travaille, j’y travaille.

J’ai ma petite liste de mots magiques bien sympas et qui aident.

zut

stop

j’arrête

pause

Ben en fait … y’en a pas cinquante mais c’est un bon début.

J’aimerais arriver à mieux accepter de parfois ne pas faire ce qui attend d’être fait.

remplacer les

il faut

par des

j’ai envie

Ce soir … mon grizzli et moi avons débarrassé la table, balancé la vaisselle au lave-vaisselle et ensuite marre, on a tout laissé en plan : les miettes, les épluchures, les emballages … C’était pas jojo mais on en avait marre tous les deux.

Et plus tard … je suis repassée dans la cuisine. J’ai repensé à mon grizzli qui s’est levé tôt toute la semaine alors que je faisais la grasse matinée et qui demain matin … rebelotte … se lèvera quand je dormirai encore. Alors j’ai eu envie … que demain matin … en arrivant dans la cuisine … il ne retrouve pas tout ce capharnaüm. J’ai allumé la radio … j’ai retroussé mes manches … et tranquillement … j’ai nettoyé tout ça.

Voilà !

C’est ça !

Je veux retrouver l’envie. Envie de faire plaisir, de se faire plaisir. Envie de prendre soin des autres, soin de soi, soin des choses.

Oublier une fois pour toute cette culpabilité qui paralyse plus qu’elle ne mobilise.

Retrouver l’envie de faire.

plaisir

Jour 65 : envie d’avoir envie

Grattage : non

Plaie : en bonne voie ( j’y crois ! j’y crois ! cette fois, ça va cicatriser jusqu’au bout ! )

Visage : en bonne voie aussi

Humeur : positive

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Je culpabilise

Culpabiliser … certainement une facette de ce perfectionnisme qui nous pourrit la vie. Nous : les filles surtout, à toujours vouloir être parfaites.

Je culpabilise parce que …

… je suis chez moi au lieu d’être au boulot

… je me lève à midi

… mon bureau est dans le même état qu’il y a trois jours

… la maison aussi

Et mon homme qui pense que l’arrêt de travail de sa petite chérie va en faire une petite fée du logis : t’aurais au moins pu … et bla bli et bla bla

Hé ! T’es au courant qu’un arrêt de travail c’est pas fait pour se mettre à jour dans le repassage ?!

Bon OK ; je dis n’importe quoi, vu qu’il n’y a jamais eu l’ombre d’un fer à repasser dans cette maison. Mais bon, vous voyez ce que je veux dire. Si ça vous intéresse, j’ai quelques astuces pour pas passer sa vie à s’occuper du linge. Indispensable quand on a trois hommes à la maison ; dont un qui prend son tee shirt pour un bavoir, un qui note le menu sur sa chemise et le troisième qui adore faire des pâtés de boue dans le potager.

Je lisais un article hier, sur la dermatillomanie et comment s’en sortir. J’ai retenu quelques idées intéressantes.

les rechutes sont normales

il faut essayer de « profiter » de ces rechutes pour comprendre quels sont les éléments déclencheurs

et

très important

justement ( c’est le sujet du jour )

ne pas culpabiliser

accepter d’avoir failli

plutôt que de se sentir mal, faible, honteux

sentiments négatifs qui ne font qu’aggraver la situation

et ne pas

non plus

chercher à se justifier

fleur sauvage

Jour 64 : arrêter de culpabiliser

Grattage : non

Plaie : ça grattouille – ça travaille – ça cicatrise  (pour de bon cette fois, j’espère !)

Visage : presque plus de croûtes

Miroir : vérifié l’état de ma plaie ( quand ça grattouille, je vérifie que tout va bien ) – regardé mon visage avec indulgence – pas scruté ni cherché les imperfections

Humeur : rêveuse