soupir

Bon , je vais essayer de faire court parce que ça ne résoudra rien de geindre pendant une heure.

Ah … j’étais pas inquiète, hier soir. C’était rien, hein ! Naïve ! Pauv’ fille ! T’as donc pas encore compris , depuis le temps, qu’un petit bouton, là, en plein dans le tissu cicatriciel, ce sera jamais juste un « petit » bouton ?!

Donc bref, ce matin au réveil, j’ai tout de suite senti qu’il y avait un problème. En surface, ça semblait pas si affreux. Mais c’est en profondeur que ça merdouille, et c’est bien ça le problème. Pas infecté, non, mais enflammé … bien. Et si l’inflammation ne s’apaise pas, ça cicatrisera pas, ou très … très difficilement. ( BoOOooOoOouh, j’en ai marre )

Cette fois, j’y suis allée franco, avec la pince à épiler. J’ai ouvert le « bouton », sorti le magma (un mélange de lymphe, de sang avec presque pas de pus) ôté les tissus morts … au fond, j’ai pu sentir ce tissu cicatriciel, dur, fibreux … quelle merde ce truc ! Jamais ça partira tout seul. Ça a saigné, pas mal. Vaut mieux que ça saigne ; c’est signe de tissus vivants et l’écoulement du sang contribue à l’auto-nettoyage de la plaie.

Après ça, j’étais sûre de retrouver mon thé froid. Même pas. Je l’ai réchauffé quand-même, bu, bien chaud … petit réconfort.

J’ai pris sur moi, le reste de la journée, pour ne pas rester prostrée dans un coin. Par ce beau temps !

La plaie n’a pas regonflé, la douleur décelée au réveil n’est pas revenue. Petit … tout petit espoir … que la plaie se referme, s’apaise.

J’attends la fin du week-end pour voir comment ça évolue. Je commence à penser qu’il va falloir opérer une deuxième fois, enlever ce qu’elle n’a pas pu enlever la première fois. Même pas sûre qu’on puisse tout enlever au prochain coup de bistouri. Pas sûre non plus qu’elle accepte de réopérer.

En attendant … ça ne pique pas, ça ne gratte pas, ça ne fait pas mal. Je veux bien me réveiller avec la plus moche des croûtes si dessous ça veut bien s’apaiser … cicatriser … guérir.

Jour 44 : galère

Grattage : non

Soin : détersion mécanique de tissus morts

Humeur : angoissée

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Objectifs

Profiter du week-end

beau temps ! youpi !

jardiner

sortir

bouger

ranger – nettoyer – classer -bricoler ( avec modération , les corvées )

dormir

cuisiner

travailler … un peu

me reposer … beaucoup

Laisser la croûte faire son job

suite à ma dernière expérience malheureuse de …

… bouton – grattage – suintage – croûte – cicatrisation

et au vu de ma nouvelle … magnifique … croûte

( toujours au même endroit merdique )

je peux raisonnablement espérer

retrouver figure humaine

d’ici la fin du week-end

Jour 42 : joli week-end !

Grattage : non

Évolution : hier soir j’avais dû nettoyer du pus et désinfecter /  ce matin c’était propre /ce soir croûte sèche

Soin : rien, pas touché, pas désinfecté, rien du tout ! ( ni ce matin, ni ce soir )

Humeur : optimiste

Merdique

Je vais faire court parce qu’il est tard et que demain je me lève tôt.

J’ai  … de nouveau … un bouton craignos pile là où ma peau est super abîmée. (Une longue histoire)

Toujours peur que ça dégénère …

nettoyé hier soir avant d’aller dormir

gonflé et sensible au réveil

pas le temps

hésitation

nettoyer

désinfecter

sparadrap

retard au boulot

bosser

assumer

gérer les problèmes en rentrant

fatiguée

nettoyer

ne pas s’acharner

désinfecter

attendre

croiser les doigts

manger … pas faim

coucher les enfants

faire mon boulot

ne pas trop y penser

écrire

aller dormir

Jour 41 : peau merdique

Grattage : non

Humeur : inquiète

La fée argile

Hier soir, je découvrais avec horreur agacement qu’un malotru avait eu l’outrecuidance d’enfler à s’en faire aussi gros que le bœuf pendant que j’avais le dos tourné j’étais au boulot.

Après une semaine dans les pattes à me coucher toujours trop tard et d’entendre chaque matin la sonnerie du réveil alors que j’étais en train de me prélasser sur une plage paradisiaque, je rentre : ravie d’être en week-end épuisée au point que je choisis de passer le week-end avec un frigo vide plutôt que de ressortir faire des courses. Sur ce point , mon homme n’est … et ne sera … jamais d’accord : manger … c’est hyper important. Traumatisé qu’il est par les trois jours passés dans une maternité psychorigide de la dose de biberon alors qu’il avait, à peine né, déjà cet appétit de bûcheron, mon homme ne supporte pas la vue d’un frigo à moitié vide plein. Je peux donc toujours compter sur lui pour aller pousser le caddy ; ce qu’il s’est empressé de faire vendredi soir un quart d’heure avant la fermeture ce samedi, pendant l’heure de midi.

Vendredi soir, donc, je n’avais qu’une envie : prendre ma douche et enfiler mes charentaises ; façon de parler, hein. Je sors de la douche, j’attends que la buée s’évapore du miroir … je m’approche … houhoulaaaah … y’a un problème, là. Oui, là … au milieu de ma figure. Je peux pas laisser ça comme ça. Je m’arme de mouchoirs, pliés sur quatre épaisseurs, pour ne surtout pas pincer ou aller planter mes ongles dans la peau et je vide ce truc. Aïe aïe aïe … fais pas de connerie … vas-y mollo … ah merde … ça va pas être possible de faire ça avec douceur. Mais bon, je m’arrête avant de trop blesser la peau. Je ne m’acharne pas. Je sais qu’avant … je me serais acharnée deux fois plus. J’ai déjà trop pressé : j’arrête. Je me prépare un peu d’argile et j’en dépose un petit pâté sur le champ de bataille dans l’espoir d’apaiser, nettoyer, assécher.

Verdict de l’opération : un bouton pas mal dégonflé et la peau un peu amochée mais ça aurait pu être pire. Ce matin au réveil, c’était complètement dégonflé et sec. Youpiiiii ! Plus de bouton et pas de vilaine plaie non plus ; juste une petite croûte pas si affreuse. Je ne pensais pas m’en tirer à si bon compte.

J’ai donc décidé de profiter du week-end pour patcher mes boutons avec des petits pâtés d’argile. Pour consoler mon homme de lui infliger ainsi la compagnie d’un gremlins, j’ai passé la journée sans soutif sous un pull moulant. Preuve qu’on peut être sexy avec des crottes d’argiles collées sur la figure. Heu … ça ne fonctionne qu’après au moins dix ans de vie commune et une bonne dose de complicité.

Jour 31 : argile mon amour

Grattage : 5 minutes pour le plaisir … flippant … ce plaisir que j’ai à gratter

Humeur : espiègle

Petit bouton deviendra gros

Voilà ce qui arrive parfois souvent, quand on y touche, à ces satanés boutons. Je ne l’ai pas vu venir, lui, avec ces airs de j’suis qu’un tout petit bouton inoffensif. Je gratte, je presse un peu. Le lendemain : t’es encore là, toi ? Je tripote, encore, et encore et … après trois jours de ce régime là, voilà un truc bien gros, bien moche, bien infecté. Pas une plaie suintante, parce que j’ai fait attention à ne pas trop blesser la peau et aussi parce qu’à cet endroit, ma peau était belle, saine, forte. Ma peau était belle. C’est bien ça que je viens de dire ?

Jour 29 : ah ben bravo !

Grattage : 20 minutes, le soir après la douche

Humeur : je me sens stupide

Zéro grattage ?

Oui, je passe encore un peu trop de temps devant le miroir. Déjà, il y a toujours cette cicatrice à vif qui guérit tout tout tout doucement. Elle saigne encore peu après la douche mais 5 minutes après c’est sec. C’est dingue comme à la fois ça a l’air de rien et comme ça mets longtemps à guérir complètement.

Et ce soir, de nouveau sur mon front : un petit bouton blanc que je n’ai absolument pas envie de laisser là. Je le « nettoie » ; il laisse place à une minuscule trace rouge. Quelle fille laisse ce genre de truc sur sa figure ? (je parle du truc blanc, pas de la petite trace rouge)

Mon homme passe devant la salle de bains et me prend en flag de triturage : hé ! qu’est-ce que tu fais ?! Tu ne dois pas toucher !

T’inquiète ! Je sais ce que je fais !

T’es sûre ?

Ouiiiiiiiiiiii !

Sors de là !

C’est bon j’ai fini !

Dis ? T’as vraiment changé ta façon de traiter ta peau ?

Bonne question. La réponse est oui. OK, j’avoue, je ne me vois pas (pour l’instant) rester zen face à un bouton blanc. Un de ces quatre, je testerai le cataplasme d’argile pour éradiquer les petits boutons ; au lieu de les presser ou gratouiller. J’ai néanmoins pris de bonnes résolutions et je m’y tiens et ma peau me dit merci.

Primo : interdiction absolue de triturer les boules sous la peau.

Deuzio : les minuscules (mais parfois encore nombreux) boutons, quasi invisibles. Genre, t’es la seule qui les vois : tu les ignores ! Et puis c’est tout !

Tertio : j’assume mes imperfections et je me maquille le moins souvent et le moins possible.

Et maintenant que je ne passe plus des heures devant le miroir, le soir avant d’aller dormir. Il faudrait aussi que je réapprenne à dormir plus tôt, dormir plus régulièrement.

Jour 9 : tout doucement

Grattage : 5 minutes ( le soir après la douche, toujours pareil )