Revenir à la normale

Hier soir donc, après onze jours à attendre que ma plaie finisse de cicatriser sous cette chère croûte, j’ai enfin pu décrasser ma peau.  Oui … chère croûte. Une croûte c’est moche, mais une croûte solidement en place : c’est le début de la guérison. Pendant onze jours, je l’ai regardée comme une alliée. J’ai tout fait pour la garder, quitte à laisser ma peau sans la laver les jours où je pouvais me permettre de rester sans maquillage. Ou petite toilette de chat avec un coton humide. Après onze jours de ce régime : peau grumeleuse, un peu asphyxiée par les peaux mortes et … et coucou les petits boutons !

Alors, OK, j’ai peut être un peu trop gratté tous ces petits boutons. J’ai aussi, certainement, un peu abusé de biseptine. Mais bon, entre un petit bouton gratté infecté et une peau un peu desséchée : je choisis une peau … un peu desséchée.

Et ce matin ? La première chose que j’ai vue en arrivant dans la salle de bains : un teint frais comme je ne l’avais plus vu depuis dix jours. Sourire. Et tous ces petits boutons que j’ai grattés la veille au soir ? Ben forcément, ça m’a laissé des petites égratignures. Pas joli joli tout ça, mais rien d’inquiétant. Je mets un peu de poudre pour estomper tout ça et je pars au boulot le cœur léger.

Après le boulot, je n’ai qu’une hâte : me démaquiller. Parce que même un simple voile de poudre, sur une peau irritée et égratignée … ça n’est pas ce qu’il y a de plus confortable. Le repas est bientôt prêt ; je promets de faire vite. Ma peau n’est plus encrassée et il y a moins de boutons qu’hier. Il y a quelques petits boutons blancs : impossible pour moi de ne pas les gratter ; je les désinfecte à la biseptine. Quand j’arrive à table, tout est tiède. Mais ça va, ça va déjà mieux qu’hier.

Sur les égratignures de la veille, je ne remets aucun antiseptique : je dois laisser la peau revenir à l’équilibre. Ne reste plus qu’à attendre que de petit mieux en petit mieux, ma peau revienne à la normale. Une peau sans plaie, une peau apaisée, une peau qui respire, et certainement … quelques petits boutons que je vais devoir traiter avec douceur, et comme dirait Pom27 : autrement qu’avec mes doigts.

Jour 27 : tout doucement du mieux

Grattage : 10 minutes, les petits boutons blancs, après le démaquillage

Humeur : sereine

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4 réflexions sur “Revenir à la normale

  1. C’est super que ta plaie se soit complètement cicatrisée ! tu dois être soulagée. C’est déjà un grand progrès d’avoir réussi à ne pas toucher à tes plaies, félicitations 🙂 ça doit pas être évident d’aller au boulot avec des croûtes comme ça sur le visage…tu as beaucoup de courage ! mais, après tout, le regard des autres, on s’en fout ! 😉 Tes enfants savent ce que tu fais quand tu passes du temps dans la salle de bain ? ils remarquent que tu as des petites plaies sur le visage ? Moi, c’est ma crainte, d’être toujours « là dedans » quand je serai maman un jour. Je voudrais pas que mes enfants, si un jour j’en ai, prennent « exemple » sur moi, et se mettent à leur tour à focaliser sur leurs boutons en grandissant, comme ça a été mon cas 😦 En tous cas je vois que tu as un compagnon compréhensif et patient, et ça nous fait un point en commun, là dessus je pense que nous pouvons nous sentir chanceuses de ça ! même si ça peut paraitre « normal » quand on aime quelqu’un, mais moi ça me surprend parfois encore les réactions de mon copain face à « ça ». 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Merci pour tes encouragements. Oui, je suis soulagée : j’ai vraiment eu peur que cela ne s’infecte en profondeur. ( J’ai vécu une terrible galère avec une plaie infectée en profondeur. Je ne veux plus jamais vivre ça et je ne souhaite ça à personne. Je précise que j’ai un bon système immunitaire et que je cicatrise plutôt bien, et vite … d’habitude … )
      Au boulot … quand j’ai eu cette terrible plaie infectée, je n’ai pas eu d’autre choix que de porter un sparadrap. Et finalement … c’est mieux. Mieux pour la plaie : beaucoup mieux qu’un paquet de fond de teint et certainement moins moche. Donc là, pour ma croûte, j’ai mis un sparadrap pour la cacher. Oui, du courage, je pense en avoir eu. Le plus dur était vraiment de voir que ça ne guérissait pas. J’en étais à un point où le regard des autres était le dernier de mes soucis. Et puis, personne ne se moque de quelqu’un qui continue d’aller au boulot alors qu’il souffre.
      Je te répondrais plus tard pour ce qui est de la réaction des enfants. Nous passons à table. Biz !

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  2. Ça marche 🙂 je pense parfois à ça parce que j’ai vu un reportage à la télé d’une femme qui souffrait de dermatillomanie et sa fille de 5 ans commençait à se gratter « pour faire comme maman ». du coup ça m’a fait réfléchir. puis ça me penser aussi que « personne » ne m’a dit qu’on pouvait réellement souffrir de triturage de boutons à l’époque ou tout ça à commencé. Personne ne m’a dit que ça pouvait devenir maladif et qu’on pouvait tomber dedans sévèrement. Si j’avais su, je n’aurai même pas commencer ou alors j’aurai été beaucoup plus prudente… bref, la faute à l’absence de savoir autour de cette maladie, un peu « transparente » dont le grand public ne connait même pas l’existence (comme moi il y 3 ans, et pourtant j’étais en plein dans le trouble..). mais bon on peut pas réécrire l’histoire ! en espérant qu’on parle plus de cette maladie par soucis de « prévention »!

    Aimé par 1 personne

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