En famille

Dimanche de Pâques en famille. Réveil matinal et départ rapide. Coup d’œil au miroir avant de partir : ma peau a l’air d’aller plutôt bien ce matin.

J’hésite à me maquiller. Ça fait un an que je ne cache plus l’état de ma peau à mes parents. Par contre … croiser près de chez mes parents, des voisins d’enfance … hum … Je mets un voile de poudre sur mes joues. Voilà, ça ira très bien.

Nous passons une journée agréable ; je ne pense pas plus que ça à ma peau.

Après avoir compris et admis que mon problème de peau était avant tout un problème de grattage ; je l’ai tout de suite dit à mes parents. Depuis un an, j’ai tellement galéré avec ma peau, j’avais fini par ne plus me cacher ; eux aussi étaient inquiets.

Cet après-midi ; je raconte, tout contente, comment une petite plaie qui suintait depuis dix jours avait guéri en trois après que j’aie arrêté de la toucher. Il me répond : t’as déjà essayé la bétadine, pour faire sécher ?

( Tout ! J’ai tout essayé … )

J’ai pas du tout envie de lui faire un cours sur la cicatrisation et la grande prudence avec laquelle il faut manier les antiseptiques. Je me dis qu’il n’a pas vraiment écouté ce que je viens de lui dire. Je n’ai pas du tout envie de polémiquer  : je change de sujet.

Retour à la maison en fin d’après-midi. Sous la poudre, je sens que ma peau ne respire pas complètement. Je me lave le visage tout de suite en rentrant. Et là … combien de temps ai-je passé au miroir ? Je ne sais pas, peut-être 10 minutes. Rien de méchant : j’ai ôté quelques petites peaux mortes en tirant dessus du bout des ongles. J’ai grattouillé quelques petits points blancs et puis stop ! Pas cherché à presser ni trituré quoi que ce soit.

Tout va bien. Je ne retourne plus dans la salle de bain de la soirée.

Milieu de soirée, pause pipi. J’ai pas regardé le miroir en entrant. Assise, la tête baissée, je me dis : faudrait que je ressorte sans me regarder dans le miroir. J’ai envie quand-même de vérifier. J’ai conscience que c’est pas une bonne idée. J’attends 30 secondes : OK … je regarde, mais surtout … je touche pas. Voyons voir … hmmmm … c’est quoi cette rougeur, là ? J’appuie légèrement dessus avec le dos de la main pour tester si c’est sensible à la pression. Oui, à peine. Holà ! Stop ! C’est rien du tout. Et ça le restera … à condition que j’arrête, et tout de suite, d’y toucher !

J’ai la solution : je sors mon petit flacon de lotion asséchante (cicalfate) et je dépose une petite goutte sur chaque rougeur ou petit bouton. J’appelle ça : opération marsu (marsupilami). On planque tout et on oublie ! Le lendemain au réveil, le voile blanc s’est effrité et a disparu aux trois quarts mais il vaut mieux ne faire ça que quand on ne bosse  pas le lendemain parce que s’il faut frotter après pour enlever les traces blanches … on n’a rien gagné.

Jour 4 : plutôt une bonne journée

Grattage : une fois 10 minutes

Dégâts : aucun

Progrès : j’ai réussi cette fois à ne pas presser ni triturer ma peau

Résolutions du jour pour demain : passer du temps avec les enfants, me coucher moins tard ( et toujours : fuir le miroir ! )

PS : je ne sais pas vous, mais chaque soir je me fais une liste longue comme le bras de trucs à faire le lendemain et au final … Et là, donc, parfaitement consciente du truc, je me disais: soyons réaliste et choisissons ce qui compte vraiment. Eh bien … c’est vraiment, mais vraiment … difficile de choisir.

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s